Quelles règles pour la laïcité dans le funéraire ?

Les cimetières

Contrairement à ce que l’on croit souvent, les cimetières ne sont pas passés du monopole de l’église à celui de la commune pour des questions de laïcité, mais d’hygiène. Les curés étaient moins regardants sur l’entretien des sépultures et la profondeur d’inhumation que les autorités séculaires.

Le cimetière est un espace laïc, c’est à dire qu’il n’est pas sans religion, mais au contraire qu’il permet à chacun de voir respecter son propre culte.

Ainsi, les cimetières doivent être dépourvus d’emblèmes religieux, mais les tombes sont des espaces privés qui, elles, peuvent être connotées cultuellement.

On note dans de nombreux cimetières, des emblèmes religieux gravés sur les linteaux des portails, ou des croix de mission indiquant le centre du cimetière. Elles doivent leur existence au respect de l’histoire et des coutumes locales. Plus encore que tout autre, leur existence est précaire, et elles risquent un jour d’être abattues au nom d’une tolérance qui a parfois le visage de son exact contraire.

Quoiqu’il en soit, les règles à respecter sont simples : évitez au maximum tout ornement, dans le cadre de vos fonctions, qui peuvent laisser apparaître votre appartenance religieuse, et, en cas de doute, une seule référence : la loi, toujours la loi.

Guillaume Bailly.

 

Sepulture pere lachaise paris

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

×