Georges Clémenceau

 Georges Clémenceau ( 1841- 1929 )

 

Docteur en médecine en 1869,

il est maire de Montmartre en 1870, puis député de la Seine en 1871,sera réélu plusieurs fois et devient sénateur en 1902.

Il se situe alors à l’extrême gauche radicale,prend violemment parti contre la politique coloniale de Jules Ferry et s’engage résolument en faveur de Dreyfus, à travers le journal l’ Aurore dont il est l’un des principaux collaborateurs.

Il ne s’illustre pas vraiment dans le vote de la loi de 1905 mais est toutefois particulièrement anticlérical.

Voici quelques extraits significatifs d’un article paru dans la Dépêche de Toulouse, le 25 janvier 1898,relatant ses propos à l’Assemblée 

 

 

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 “ …J’ai rendu le clergé de l’ Eglise romaine responsable de ce qui se passe. J’ai dit, non seulementdans l’article qui vous a déplu, mais dans des centaines d’autres, que nous mourions de l’ Eglise,comme l’Espagne en est morte, comme l’Italie a failli en mourir, comme l’Autriche en meurt.L’espace ni le temps ne permettent ici de reprendre cet exposé des faits si souvent mis sous les yeuxdes lecteurs de la Dépêche. Tout ce que je dirai, c’est que le dogme catholique, où les naïfs voientseulement une religion, est un instrument de règne terrestre, et, jusqu’ici, le plus puissant qui sesoit vu. Il lui faut l’homme tout entier, l’âme et le corps. Lisez le Syllabus, monsieur le colonel, etquand vous aurez obéi à toutes ses prescriptions, je vous défie de me dire ce qu’il subsistera de votrepersonnalité, de votre droit humain de penser et d’agir.Eh bien ! ce rêve de puissance totale, l’ Eglise l’a réalisé au Moyen Age. Les bûchers de Juifs et dechrétiens hérétiques jalonnent son histoire. Vaincue par l’esprit humain révolté, elle vit son règnebrisé et n’a, depuis lors, d’autre pensée que de reconquérir la domination perdue.Chassée des administrations par la révolution laïque, expulsée du prétoire même qu’elle a, pendantdes siècles, ensanglanté de ses horreurs, n’ayant, d’ailleurs, jamais compté pour son triomphe quesur la puissance de l’épée, elle a mis, depuis la Révolution, toute sa confiance en l’armée" .

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