organisation du culte musulman

que pensez-vous de la volonté réitérée des différents gouvernements

d’organiser le culte musulman ?

 

 - Je pense que l'islam en tant que religion est avant tout l'idée que l'on s'en fait.

À ce titre, les véritables signes, dogmes qui sont suivis en France ne sont pas légions.

On bouffe pas de porc, on évite l'alcool, on dit "hamdoulillah" dans quelques phrases, si on a l'argent et l'envie on fait le hadj vers 40 ans, puis on ne dit pas de mal du coran et de mohamed. La prière, je n’en parle pas simplement parce que ceux qui la font sont rares. Ho ! Et puis ce foutu voile.

Voilà, comment à mon sens est organisée cette religion en France. Cela pose somme toute très peu de limites, de contraintes.

Il y a quelques temps, je pensais que cela serait une bonne chose que d'instaurer une structure à celle-ci. cela faciliterait l'identification de ce qui appartient au champs religieux et ainsi opérer les séparations sphère publique/sphère privée légalement sans ambiguïté.

Or, il me semble bien que ce statut bâtard de l'islam en France naît même d'une non-volonté à faire ce tri. Je vais utiliser un terme que je ne maîtrise peut-être pas. Une consubstantialité préservée à dessein. L'islam étant islamiste par essence.

J'imagine que pour opérer ce tri, il faudrait trouver des musulmans qui soient du côté de la République. Ce qui en soi, serait une trahison de la religion elle-même. Et perdraient toute légitimité aux yeux des adeptes.

Pour conclure, je crois que c'est une courtoise guerre d'usure consistant à obtenir d'un système de penser ce qu'il s'ingénie à ne pas donner depuis 1400 ans : Un véritable point d'appui pour une réflexion saine et rationnelle.

 

 

- Le philosophe Henri Pena-Ruiz a répondu

"La République devrait financer des mosquées voire des instituts de théologie musulmane, et elle pourrait ainsi les contrôler."

Quelle étrange idée de la liberté religieuse ! Quel croyant peut accepter ce gallicanisme dominateur, qui en somme achète la soumission ?

 Chantage.

«Je vous paie. Mais gare à ce que vous direz !».

Voilà bien un retour à l’Ancien Régime, car la relation de dépendance entre les personnes prend la place de la loi républicaine. Une métaphore commune le dit :

«Celui qui paie l’orchestre dicte la musique.»

Oublie-t-on qu’en République ce n’est pas la domination qui joue, mais la loi commune à tous ? Une loi que le peuple se donne à lui-même, contrat de tous avec chacun et de chacun avec tous. L’égalité horizontale des contractants prend la place de la dépendance verticale. Et, pour obtenir le respect des droits humains, nul besoin de l’acheter.

Un imam, qui appelle à battre une femme, comme l’imam Bouziane à Lyon en avril 2004, est passible de poursuites pénales pour incitation à la violence et mise en danger de l’intégrité physique d’une personne. Tel est l’état de droit, et il n’a rien à voir avec le chantage implicite du mécénat religieux. Il est illusoire et même révoltant de vouloir payer pour contrôler. C’est d’ailleurs faire preuve d’une sorte de mépris condescendant pour les fidèles d’une religion que de se substituer à eux pour la délivrer de ses dérives intégristes.

La République se contente de dire le droit et de poser, ainsi, les limites de pratiques religieuses qui lui contreviendraient. En parallèle, les religions doivent procéder à une adaptation issue de l’intérieur et non achetée de l’extérieur.  

 

 

Mosquee

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